HAC/CLÔTURE DE L’ASSEMBLEE GÉNÉRALE DE LA PLATEFORME DE RÉGULATION DE L’AUDIOVISUEL DE PAYS MEMBRES DE L’UEMOA ET DE LA GUINÉE (RECOMMANDATIONS).

CONAKRY LE 25 AVRIL 2018 : Débuté hier mardi pour des travaux de deux jours et conformément aux recommandations de la cinquième conférence des présidents  des instances de régulation membres de la plateforme des régulateurs de l’audiovisuel des pays membres de l’UEMOA et de la Guinée de Ouagadougou, l’assemblée générale qui s’est tenue à Conakry a permis aux participants de faire des recommandations pour mener à bien les activités futures de la plateforme. Ces recommandations se déclinent selon les points suivants :

  • Instituer un partenariat fécond avec la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine(UEMOA) en vue de consolider les actions de la plateforme ;
  • Mettre en place un comité de pilotage en vue de mener une réflexion sur l’harmonisation des cadres juridiques et institutionnels de la régulation de l’audiovisuel appliqués dans les pays membres de l’UEMOA et en Guinée ;
  • Entreprendre toutes actions susceptibles de contribuer à la régulation des nouveaux médias, notamment en encourageant la Co-régulation et l’autorégulation ;
  • Initier des missions d’appui et d’observation entre les membres de la plateforme en période électorale afin de garantir un processus de couverture médiatique équitable et transparent ;
  • Approfondir les recherches sur les évolutions technologiques et leurs implications légales dans le secteur des médias en vue de renforcer les performances des régulateurs ;
  • Encourager le rôle de facilitateur des institutions de régulation dans la résolution des conflits entre les différents acteurs du secteur de la communication en initiant un cadre formel applicable dans les pays membres de l’UEMOA et en Guinée ;
  • Proposer les moyens d’actions susceptibles d’améliorer l’image et la place des femmes dans les médias audiovisuels ;
  • Encourager la mise en place de stratégie pour lutter contre le discours de haine et toutes les formes de discrimination ;
  • Encourager la mise place de cadres d’échanges appropriés en vue de favoriser le partage des expériences et la mutualisation des connaissances entres les membres ;
  • Et enfin entreprendre toutes initiatives pouvant concourir à la réalisation des objectifs définis par le plan d’action 2018/2019.

Pour un peu camper l’ambiance dans laquelle ces travaux ont pu se dérouler nous avions pris-en en aparté pour vous un éminent monsieur en la personne de Mr Ibrahima sy Savane président de la HACA de la Cote d’Ivoire, secrétaire exécutif de la plateforme de régulation, et président de la séance des travaux de Conakry pour deux séries de questions.

DSP : Mr savane la rencontre Conakry a accouché de directives pendant deux jours d’intenses travaux, quelle a été l’ambiance qui a prévalu et quels ont été les points saillants de cette rencontre ?

Mr Savane : La rencontre de Conakry qu’on vient de terminer a été un succès, d’abord par le nombre de participants, par les thématiques abordées, par la qualité des travaux et des interventions ; donc de ce point de vue, nous repartons très satisfait. Toutes les questions liées à la convergence des textes, des questions liées à l’approfondissement de la déontologie de l’éthique, des questions liées aux droits d’auteurs, au développement des médias de l’audiovisuel d’une façon générale. Nous avons pris un certains nombres de résolutions qui englobent l’ensemble des problématiques qui se posent aux médias audiovisuels. Toutes ces prises de décisions se sont faites dans un esprit consensuel, fraternel et confraternel.

DSP : Le dernier rapport 2018 de reporter sans frontière met un accent particulier sur « le climat de méfiance et de haine de certains politiques à l’égard des professionnels des médias ».Qu’en pensez-vous ?

Mr Savane : Je souhaite vraiment que les instances de régulation, la société civile, les journalistes puissent avoir la capacité de faire un monitoring, de faire un suivi de la situation des médias dans leurs pays. Je crois que nous ne devons pas nous contenter de l’observation externe, il faudrait que nous même, en tant qu’organe de régulation puissions dénoncer les atteintes à la liberté de la presse dans nos pays. L’idée que c’est toujours l’extérieur qui doit nous dicter par rapport à ce qui marche et ce qui ne marche pas est une idée périmée et dépassée ; il faut malgré tout le respect qu’on a pour ces ONG que je connais d’ailleurs personnellement très bien et qui font plutôt leur travail correctement, la société civile africaine doit savoir que la question des médias dépasse largement le cadre des journaux et des journalistes et que c’est une question qui touche toute la société.

DSP : Merci monsieur le président et passez un très bel après-midi dans notre cher pays.

Lamine Toure

Directeur de Publication

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