SOCIÉTÉ/ OGDH « Cri de cœur Pour le Respect du Droit de Manifester en Guinée »

Conakry le 06 Août 2018 : Suite à un courrier réponse N°131 du gouverneur datant du 03 Août 2018  de la demande des forces sociales pour une demande de manifestation, le gouverneur de la ville de Conakry sur fond d’une décision du ministre de l’administration du territoire interdisant toute manifestation sur toute l’étendue du territoire a fait suivre le cas de la ville spéciale de Conakry.

Ce lundi à la maison de le presse, l’OGDH l’Organisation Guinéenne des Défenses des Droits de l’Homme après lecture d’une déclaration a jugé opportun de faire un point à la presse  par rapport à l’actualité qui sévit et caractérisée par une crise sociale entraînée par l’augmentation non concertée du prix du carburant par les gouvernants. Depuis des agitations de part et d’autres se multiplient au sein de toutes les composantes de la société (syndicats, forces sociales etc….).

Selon les conférenciers « les manifestations avaient bien débuté jusqu’à ce que pour une première  en Guinée qu’un gouvernement par des actes interdise toute manifestation sur toute l’étendue du territoire et sur fond de répression »

Pour eux le droit de manifester est un droit reconnu par la constitution,  et ceux qui la pratiquent doivent se conformer à l’article 621 et suivant du code pénal d’octobre 2016 et au gouvernement d’encadrer ces manifestations.

Ces décisions disent- ils peuvent entraînées à la longue la suspension de la constitution et de toutes les institutions de la République. Se posant ainsi la question : Quel est le droit qui confère au ministre de l’administration du territoire d’interdire les manifestations sur toute l’étendue du territoire prévues par la constitution ?

Il est dit dans la constitution « Toute loi, tout acte  réglementaire et toute décision contraire à la constitution sont nuls et de nulle valeur »

Ils en appellent ainsi à tous ceux qui ont introduit une déclaration de manifestation, à recourir aux tribunaux puisque ce n’est ni au ministre du MATAD encore moins au gouverneur de la ville de dire l’interdiction mais plutôt aux maires.

Les jours à venir vont être à rude épreuve pour les paisibles populations de Conakry puisque d’autres manifestations sont prévues pour ce début de semaine.

A suivre……

 

Lamine Touré Directeur de Publication www.dspguinée.org

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