POLITIQUE/ ALLIANCE NATIONALE POUR UNE NOUVELLE CONSTITUTION (Interview)

Conakry le 22 Mai 2019 : En conférence de presse de l’Alliance Nationale pour une nouvelle  Constitution (ANC) votre reporter vous a pris en aparté le secrétaire administratif de la dite Alliance en la personne de monsieur Aboubacar Sylla communément appelé Siasia pour en connaitre un plus sur les motivations de leur démarches.

DSP : Pouvez-vous nous décliner en quelques lignes sans langue de bois, pourquoi cet accompagnement pour la nouvelle constitution ?

Mr Sylla : Vous savez, l’ancienne constitution est truffée d’incohérences et elle est désuète ; elle n’est pas suivie aujourd’hui par la classe politique ni par la population et la guinée évolue d’accords en accords ce qui n’arrange pas notre pays. C’est pourquoi notre président de la république avant la fin de ses deux mandats doit impérativement nous léguer une constitution digne de foi, adoptée et référendaire. Nous avons remarqué que cette constitution ne garantit pas bien les libertés fondamentales et les droits des citoyens ce qui entraîne inéluctablement la faiblesse de l’Etat et le manque de respect du citoyen  vis-à-vis de l’Etat ; et cela pose un sérieux problème. Vous remarquerez depuis un certain temps que la guinée évolue beaucoup plus en accord politique que sur les textes constitutionnels proprement dits ; cela est dû au hic et aux différents manquements dans la constitution.

Cette constitution de crise ne peut pas nous amener très loin ; c’est pourquoi le président de la république démocratiquement élu pour la première fois en guinée ne peut s’en aller sans nous proposer une constitution viable, fiable, une constitution de l’émergence. ET vous savez plus que moi qu’à chaque époque correspond une réalité donc ce qui était valable en guinée dix ans avant ne l’est plus aujourd’hui et même si elle est valable, il faut l’améliorer et avancer : l’exemple des sociétés minières qui foisonnent un peu partout en guinée ont des réalités qui ne sont pas prises en compte par l’actuelle constitution, puisque la venue de ces sociétés est postérieure à la constitution elle-même ; et quel que soit son intelligence ne peut pas toujours prévoir ce qui va advenir après elle. Tout simplement par ce qu’elle n’a pas été adoptée par des spécialistes.

C’est pourquoi ce nouveau projet de constitution dont nous faisons cas a été soumis à l’approbation et à l’analyse de milliers de personnes guinéennes et étrangères, des juristes qualifiés et va être proposé au peuple pour une large connaissance en vue de le voter au référendum.

DSP : Comment réagissez-vous à ceux qui estiment que la mise en place d’une nouvelle constitution pour la guinée permettrait au président Condé de s’inscrire dans un pouvoir à vie ?

Mr Sylla : Ceci n’est pas dit expressément ; puisque le président de la république lui-même dit que si le peuple décide pourquoi pas ? Vous n’êtes pas sans savoir qu’il n’y a aucun article, aucune constitution qui soit supérieure à la volonté populaire ; donc si le peuple veut qu’il s’arrête à ces deux mandats tant mieux. Donc la souveraineté revient au peuple de décider à mon avis si à l’adoption de la nouvelle constitution qu’il se présente libre à lui.

DSP : Pensez-vous que cette nouvelle constitution sera adoptée au référendum

Mr Sylla : Oui, je pense et je sens que la ferveur qui est autour de cette nouvelle constitution qu’elle passera.

 

Quant à la date du lancement prochain de ce fameux projet de constitution qui fait couler assez d’encre dans la cité, monsieur Sylla secrétaire administratif de cette alliance pour la nouvelle constitution dit ne pas en connaitre la période exacte.

A suivre………

Lamine Touré Directeur de Publication www.dspguinée.org

Tel : 620781132

 

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