MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS/Un diagnostic à base de statistiques infrastructurelles routières déclinées par le ministre Moustapha Naité

Conakry le 18/03/2019 : En faveur des communications hebdomadaires des différents départements ministériels, pensées et insufflées par le président de la république et son premier ministre chef du gouvernement pour mieux tenir informer les populations à la base du tableau de bord de notre économie dans son ensemble à travers les réalisations des différents ministères ; c’est à cet exercice que s’est livré monsieur Moustapha Naité en charge du ministère des travaux publics ce matin dans la salle de conférence de l’hôtel Kaloum.

D’entrée le jeune ministre par des statistiques comparatives des deux premières républiques à introduit la gouvernance du professeur alpha Condé dans le domaine des travaux publics.

Il ressort que sur la période de la première et de la deuxième république, en termes d’infrastructures routières plus de 81% des 2377 km de routes nationales bitumées étaient en mauvais état ; 146 km seulement en voiries urbaines étaient bitumées ; 5045 mètres linéaires d’ouvrage de franchissement (tous types de ponts sur toutes routes confondues) existaient ; avec une densité routière de 3,1 km/100 km carré contre une moyenne de 5 km/100 km carré dans la sous-région.

Avec l’avènement de la troisième république (2010 à nos jours) un recadrage de la stratégie globale de développement des infrastructures routières a été initié et crée à savoir :

  • Maitrise d’ouvrage de toutes les routes et voiries urbaines au sein du ministère en charge des travaux publics
  • Des directions nationales ont été créées spécialisées afin de limiter au maximum les conflits d’attributions et le gaspillage économique qui en découle
  • Les réformes institutionnelles et organisationnelles ; conformité des normes régionales ; renforcement de l’arsenal administratif et législatif ; renouvellement de cadres
  • Nouvelles stratégie globale d’entretien routier basée sur une prépondérance accordée à la protection du réseau routier
  • Nouvelle stratégie de développement du réseau routier à travers un renforcement progressif de l’armature routière nationale à travers la mise en œuvre des solutions techniques évolutives adaptées
  • Création d’un cadre propice pour l’utilisation des financements privés pour la réalisation des infrastructures routières à travers le partenariat public-privé(PPP) ; soulagement du BND et croissance des investissements.
  • Pour monsieur le ministre avec plus de 81% du réseau routier en état de dégradation jusqu’en 2010, le gouvernement devait rapidement améliorer l’état du réseau routier et cela à travers des critères de choix pour les tronçons réhabilités : – degré de dégradation – importance de la route dans l’économie nationale et régionale – degré de fréquentation des routes autrement dit le débit de la circulation.

C’est ainsi que de 2010 en 2018 les statistiques sont les suivantes :

  • Routes nationales bitumées : 1136,67 km
  • Routes réhabilitées : 2366,18 km
  • Voiries urbaines bitumées : 540,45 km
  • Routes préfectorales et communautaires : 5215,15 km
  • Ponts sur les routes PC : 2690,3 ml
  • Ouvrage de franchissement : 3215 ml
  • Dalots : 158 unités
  • Bacs et ponts secours : 23 et 5 unités

Ces mêmes statistiques en déduisent qu’aujourd’hui 20,26% de routes nationales seulement sont en mauvais état, avec 540,45 km de voiries urbaines bitumées ;  5682,2 mètres linéaire d’ouvrage de franchissement, 1 760 575 mètre carré d’entretien courant et périodique.

Pour atteindre ces réalisations infrastructurelles, le gouvernement a dû investir plus de 2,200 milliards de dollars Us qui ont généré plus de 320 000 emplois temporaires directs.

Monsieur le ministre s’est vivement félicité et au nom de ses cadres des réalisations en cours et effectuées par le gouvernement dans ce secteur malgré deux années d’épidémies d’Ebola, d’un pays sorti d’une période de transition désastreuse sous des contraintes économiques et financières avec une dette colossale, sans oublier plus de 530 jours cumulés de manifestations qui ont freiné pendant un certain temps l’élan des investisseurs et ralenti les activités.

 

Lamine Touré Directeur de publication www.dspguinée.org

Tel : 620781132

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